LES SOURCES D'INSPIRATIONS

Femme portant la VESTE SINUSOÏDE, silhouette sculpturale, revers col arrondie.

LES SOURCES D'INSPIRATIONS

Regarder ce que l'on ne regarde plus

Les collections commencent rarement par une image précise. Elles naissent plutôt d'une observation, d'une matière, d'un système ou d'un objet dont on détourne progressivement la fonction.

L'uniforme militaire, le tailoring, les vêtements professionnels et les pièces utilitaires reviennent régulièrement parce qu'ils possèdent un langage immédiatement identifiable: poches, cols, pattes, boutons, lignes de construction, systèmes de fermeture. Ils ont été pensés pour une fonction, et c'est justement cette fonction qui devient intéressante lorsqu'on commence à la déplacer.

L'inspiration vient aussi de ce qui entoure la fabrication elle-même. Un patron, une marge de couture, une surpiqûre, une doublure, une agrafe ou une ligne de montage peuvent quitter les coulisses du vêtement pour apparaître à sa surface.

Femme portant la JUPE ADA, longueur mollet, fente milieu devant pour une démarche fluide.

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jusqu'où peut-on transformer quelque chose tout en laissant deviner ce qu'il était?

Ailleurs, ce sont des objets ordinaires, des documents, des architectures, des systèmes industriels ou des éléments techniques qui déclenchent une silhouette. Non pas pour les reproduire littéralement, mais pour comprendre leur logique et la transposer sur le corps.

Cette recherche rencontre une autre contrainte, celle de la matière disponible. Une grande partie des tissus provient de stocks dormants. Plutôt que de considérer cette limite comme un obstacle, elle devient un point de départ. On compose avec ce qui existe déjà, ses quantités, ses accidents, son tombé et parfois son histoire.

Femme portant le PANTALON BIAIS NOIR, lignes verticales allongeant la silhouette.

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Montrer ce qui fait le vêtement

Chez Louise Marcaud, la construction n'est pas seulement l'étape qui précède le vêtement fini. Elle fait partie de son esthétique.

Les surpiqûres peuvent rester visibles, les lignes de coupe dessiner le corps, une finition devenir ornement, une matière transparente révéler une construction normalement cachée.

Cette approche vient directement du travail en atelier. Les pièces sont développées et confectionnées localement, en petites séries et en sur-mesure. Le geste reste au centre du processus, du premier patron aux dernières finitions.

Ce qui est habituellement caché peut devenir précisément ce que l'on choisit de montrer.